Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du décembre, 2024

L'église d’Asfeld dans les Ardennes

    L'église d'Asfeld, qui évoque davantage l’Italie que les Ardennes, a été édifiée entre 1680 et 1685. Son style baroque en fait une rareté en cette fin du XVIIe siècle où domine le style classique.       Carte du pays de Retelois dessigné par Jehan Jubrien , 1621 (BNF-Gallica). L'actuelle Asfeld ne s'est appelée ainsi que relativement récemment.  En 1621, elle porte encore le nom d'Ecry qui est le sien depuis des siècles. En 1670, elle prend le nom d’Avaux-la-Ville en hommage aux seigneurs de la cité, les comtes d’Avaux. C’est seulement en 1730 qu’elle devient Asfeld du nom de Claude-François Bidal, marquis d'Asfeld.   En 1680, Jean-Jacques de Mesmes, comte d’Avaux, décide de faire démolir la vieille église paroissiale qui menace ruine pour la remplacer par un nouvel édifice. Cinq ans de travaux seront nécessaires pour que l’ouvrage soit achevé. Au total, il a coûté 24 000 livres, 15 000 payées par le comte d’Avaux, 6 000 par les habi...

"l’usine des Anglais" de Reims

    Parmi les entreprises qui assurent au XIXe siècle la prospérité de l’industrie lainière rémoise, l’une d’elles est liée à une famille britannique, les Holden. A son origine se trouve Isaac Holden, un Ecossais qui a mis au point en 1847 une nouvelle machine à peigner la laine et installé une usine à Bradford dans le Yorkshire.    Isaac Holden (coll.part).    Les laines peignées, destinées aux tissus fins, nécessitent plusieurs  opérations. Il faut  d'abord fractionner la laine brute en fibres pour en faire un ruban qu'il faut ensuite peigner, c'est à dire débarrasser de toute impureté et irrégularité. Longtemps, le peignage à dû être réalisé à la main jusqu'à ce qu'en 1843 le mulhousien Josué Heilmann mette au point la première peigneuse mécanique de type circulaire. La peigneuse Holden est de même type et, bien que plus grosse et plus coûteuse, présente l'avantage d'être plus productive.   En 1849, Isaac Holden ouvre e...

L'écrivain ardennais Jules Leroux, un enfant de la méritocratie républicaine

               Jules Leroux, jeune instituteur, dans sa salle de classe (coll. part). Jules Leroux naît le 11 décembre 1880 à Villers-Semeuse dans un milieu modeste puisque son père est charpentier à la Compagnie des chemins de fer de l’Est à Mohon.    (Archives départementales des Ardennes)   Ce père étant décédé d’un accident du travail en 1889, sa mère doit l’élever seule en travaillant à la journée dans des fermes ou des maisons bourgeoises. Jules Leroux effectue ses études primaires à l'école c ommunale de Villers-Semeuse où son instituteur, Monsieur Richer, qui a repéré s es capacités, va l’aider, après son Certificat d’études primaires, à poursuivre ses études alors qu’étant donné la situation financière précaire de sa famille il aurait dû devenir apprenti à la Compagnie des chemins de fer de l’Est.    Il entre alors au cours complémentaire de Mohon. Les cours complémentaires, créés en 1887, sont ...

1523 : création du bailliage de Reims

      La rue de la prison du Bailliage, située tout près de l'Hôtel de Ville, rappelle encore aujourd'hui l'ancien bailliage de Reims.   Un bailliage est une circonscription administrative née au XIIIe siècle avec à sa tête un bailli qui représente le pouvoir royal. Au départ, le bailli possède des pouvoirs très étendus, à la fois militaires, fiscaux et judiciaires mais, progressivement, il ne va conserver que son rôle de représentant de la justice royale.  Le bailli juge à la fois au criminel et au civil. Il est aussi juge d’appel, c’est à dire qu’il a le droit de réviser les sentences déjà prononcées. Il a aussi la main sur toutes les affaires où l'intérêt du roi est en question. Mais son pouvoir judiciaire connaît tout de même des limites car il doit tenir compte de la présence des nombreuses justices seigneuriales qu’il doit théoriquement respecter. Ainsi, à Reims, l’autorité, ce que l’on appelle à l’époque le droit de ban, appartient à des seign...