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Articles

L’histoire de la communauté juive de Reims.

     L'expulsion des Juifs, miniature extraite des "Grandes chroniques de France" (BNF).    Le document le plus ancien qui atteste d’une présence juive à Reims date des alentours de l’an mil. Il s’agit d’un texte qui mentionne l’existence d’un cimetière juif situé aux limites du faubourg Saint-Remi, à l’intersection des routes de Châlons et de Cernay. Plus tard, en 1103, une charte évoque une rue des Juifs (à l’emplacement de l’actuelle rue des Élus) où se trouve aussi la synagogue. Cette population est peu nombreuse, quelques familles tout au plus. Progressivement la situation des Juifs va se détériorer  jusqu'à leur expulsion définitive du royaume de France décidée par le roi Charles VI en 1394. Après cette date il n'existe plus aucune présence juive à Reims. Il faut attendre la Révolution, qui fait des Juifs français des citoyens à part entière, pour voir à nouveau une communauté juive à Reims. Mais elle est très modeste. Sous le Premier ...

Raoul Wallenberg, le sauveur des Juifs hongrois "disparu" en URSS.

   Raoul Wallenberg en 1941 (photographie de presse).   Raoul Wallenberg, n é en 1912 à Stockholm, appartient à l'une des familles les plus riches de Suède, le groupe Wallenberg étant (encore aujourd’hui) l’un des groupes industriels et financiers le s plus puissant s d u pays . En 1941, un homme d’affaires hongrois installé à Stockholm lui demande de le représenter en Europe occupée car, étant J uif, il ne peut pas s’y déplacer alors que Wallenberg, ressortissant d’ un pays neutre, p e ut , lui, le faire librement . De 1941 à 1943 Raoul Wallenberg va se rend re successivement à Paris, Vichy, Zurich, Bucarest, Genève, Budapest et Berlin. Au printemps 1944,  il est approché pour venir en aide aux Juifs hongrois dont la situation est devenue dramatique.      L'amiral Horthy et Adolf Hitler en 1938 (photographie de presse).   J usque-là les 720 000 Juifs hongr ois avaient échappé à l’anéantissement, du fait que le diri...

La zone interdite dans le département des Ardennes entre 1940 et 1944.

    (source : Musée de la Résistance en ligne).       Panneau signalant l'entrée de la zone interdite (Bundearchiv).   Le 1 er juillet 1940, et en totale violation des conventions d’armistice, les Allemands décident qu’une partie du territoire français ,  allant de la Somme jusqu’à la frontière suisse, est interdite au retour des réfugiés. La situation est particulièrement délicate pour le département des Ardennes dont la quasi-totalité des 300 000 habitants a été évacuée par les autorités françaises du 10 au 15 mai 1940. Lorsqu’ils veulent rentrer chez eux après l’armistice, une grande partie des Ardennais ne peuvent le faire car toute la partie du département au nord de la rivière Aisne se trouve dans la zone interdite, la partie sud relevant, elle, de la zone occupée dite " normale". Certes, dès l’automne 1940 ,  les Allemands autorisent quelques retours. Il s’agit de personnes dont ils jugent la présence indispensab...

Les Ardennes rurales au XXe siècle.

   Elevage ardennais, carte postale de la Belle Epoque (Archives départementales des Ardennes). A la veille de la Première Guerre mondiale, la grande majorité des territoires ardennais peut être considérée comme rurale, c’est à dire que l’activité agricole y prédomine. A cette époque les agriculteurs représentent presque 1/3 du total des actifs. Les exploitations sont encore très nombreuses. Beaucoup ont une très faible superficie mais d’autres sont de grosses fermes comme celle de la Haute Maison que j’ai évoquée dans un précédent article ( Une ferme moderne ardennaise à la fin du XIXe siècle) . Cependant, à partir de la fin du XIXe, le nombre de fermes baisse fortement au point qu'il est divisé par deux entre 1880 et 1914. Les exploitations qui disparaissent sont celles trop petites pour se moderniser. Leurs exploitants les quittent pour aller travailler dans les usines ardennaises, alors en pleine expansion. C'est l’exode rural. Sur le plan des productions, 45 % des ...