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Articles

La zone interdite dans le département des Ardennes entre 1940 et 1944.

    (source : Musée de la Résistance en ligne).       Panneau signalant l'entrée de la zone interdite (Bundearchiv).   Le 1 er juillet 1940, et en totale violation des conventions d’armistice, les Allemands décident qu’une partie du territoire français ,  allant de la Somme jusqu’à la frontière suisse, est interdite au retour des réfugiés. La situation est particulièrement délicate pour le département des Ardennes dont la quasi-totalité des 300 000 habitants a été évacuée par les autorités françaises du 10 au 15 mai 1940. Lorsqu’ils veulent rentrer chez eux après l’armistice, une grande partie des Ardennais ne peuvent le faire car toute la partie du département au nord de la rivière Aisne se trouve dans la zone interdite, la partie sud relevant, elle, de la zone occupée dite " normale". Certes, dès l’automne 1940 ,  les Allemands autorisent quelques retours. Il s’agit de personnes dont ils jugent la présence indispensab...

Les Ardennes rurales au XXe siècle.

   Elevage ardennais, carte postale de la Belle Epoque (Archives départementales des Ardennes). A la veille de la Première Guerre mondiale, la grande majorité des territoires ardennais peut être considérée comme rurale, c’est à dire que l’activité agricole y prédomine. A cette époque les agriculteurs représentent presque 1/3 du total des actifs. Les exploitations sont encore très nombreuses. Beaucoup ont une très faible superficie mais d’autres sont de grosses fermes comme celle de la Haute Maison que j’ai évoquée dans un précédent article ( Une ferme moderne ardennaise à la fin du XIXe siècle) . Cependant, à partir de la fin du XIXe, le nombre de fermes baisse fortement au point qu'il est divisé par deux entre 1880 et 1914. Les exploitations qui disparaissent sont celles trop petites pour se moderniser. Leurs exploitants les quittent pour aller travailler dans les usines ardennaises, alors en pleine expansion. C'est l’exode rural. Sur le plan des productions, 45 % des ...

7 juin 1494, l’Espagne et le Portugal se partagent le monde à Tordesillas.

   Signature du traité de Tordesillas.   A partir du milieu du XVe siècle, les Portugais partent à la découverte de nouvelles terres, suivis bientôt par les Espagnols. Mais les deux puissances ibériques ne tardent pas à s’opposer sur la propriété de ces terres. Aussi vont-elles demander l’arbitrage du pape. Dans un premier temps, cet arbitrage est plutôt favorable aux Portugais. Cependant, les découvertes de Christophe Colomb ayant changé la donne, en 1493 le pape Alexandre VI accorde à l’Espagne "la libre et entière juridiction sur les terres découvertes ou à découvrir situées à 100 lieues à l’ouest des archipels des Açores et du Cap-Vert". Cependant, cette ligne de démarcation n’étant qu’indicative, le Portugal et l’Espagne vont la négocier. Les discussions aboutissent à la signature du traité de Tordesillas, petite ville espagnole près de Valladolid, le 7 juin 1494.           La ligne de partage de 1494, détail du planisphère...

L’Affaire du Courrier de Lyon

  malle-poste du type de celle du Courrier de Lyon  (coll. part). Le 8 floréal an IV ( 27 avril 1796 ) vers quatre heures de l'après-midi, un fourgon postal quitte Paris pour Lyon avec, à son bord, sept millions en assignats   destinés à l’armée d’Italie. Trois personnes y ont pris place : un convoyeur, nommé Excoffon, un postillon nommé Audebert et un particulier qui s’est enregistré sous le nom de Laborde. A l’époque, il est d’usage de permettre à des voyageurs pressés de bénéficier, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de la rapidité des malles administratives.    L'attaque du fourgon (coll.port). Le lendemain, près de Melun, le fourgon est retrouvé vidé de ses assignats. Le convoyeur et le postillon ont été tués et le passager a disparu avec l’un des trois chevaux du fourgon. L’enquête commence au relais de poste de Montgeron où deux servantes avaient remarqué la veille quatre hommes qui leur ont semblé suspects. Pour les enquêteurs, ces quatre homm...

La pose du premier câble télégraphique transatlantique

  Le premier cable transatlantique posé en 1868 (New-York Public Library).   C'est dans la seconde moitié des années 1830 qu'apparaît le télégraphe électrique. En 1837, l'américain Samuel Morse met au point un système de communication qui utilise une batterie, un interrupteur, un électro-aimant et des fils. Il conçoit également un code très simple basé sur des combinaisons de signaux courts et longs. L’installation des lignes télégraphiques terrestres ne pose pas de problèmes particuliers puisqu’il suffit de relier les stations du télégraphe par des fils métalliques supportés par des poteaux. Mais franchir les étendues marines suppose d’immerger sur les fonds sous-marins des câbles suffisamment solides et isolés pour les protéger de l’eau, du froid et de la corrosion. Pour cela ont met au point un  câble résistant   mais suffisamment souple pour s’adapter à la topographie du fond des océans. D'une section de quelques centimètres, il est constitué de 7 fils de cu...