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Articles

L’évacuation de l’or de la Banque de France en 1940.

  En septembre 1939, la France possède 2 500 tonnes d’or qui sont stockées dans les coffres de la Banque de France. Cet or est très majoritairement français (2 168 tonnes) , mais il y a aussi un peu d’or qui a été confié à la B anque de France par la Pologne (30 tonnes) et la Belgique (200 tonnes) . Tout cela constitue à l’époque le deuxième stock d’or mondial après celui des États-Unis.   "La Souterraine", construite de 1924 à 1927, à 25 mètres sous l'Hôtel de Toulouse, siège de la Banque de France à Paris, est en quelque sorte le coffre-fort de cette dernière. Ici, on a la salle des colonnes destinée à la conservation du stock d'or, photographie de 1930 (Archives de la Banque de France). En juillet 1939, à cause de la guerre que l’on sent approcher, on commence par précaution à évacuer l’or à proximité des ports de Toulon et de Brest . En même temps 600 tonnes d’or sont expédiées aux États-Unis pour financer les grandes quantités de matériel milita...

Le pain maudit de Pont-Saint-Esprit

  Durant tout l’été 1951, à Pont-Saint-Esprit, un petit bourg du nord du dépa rtement du Gard qui ne compte même pas 5 000 habitants, environ 10 % de la population est  victime de graves troubles intestinaux, de maux de tête et surtout d’accès de folie incontrôlables qui vont entraîner sept  décès et une cinquantaine d'internem ents psychiatriques.     France-Soir (Gallica-BNF)                     La Marseillaise                    Très vite les médecins pensent à une intoxication alimentaire provoquée par le pain. L’enquête cible rapidement la principale boulangerie du bourg qui aurait vendu du pain contaminé. Mais si le boulanger fabrique bien son pain sur place, il achète sa farine dans le département de la Vienne, à presque 700 kilomètres de là. Par précaution, l...

La construction de la Tour Eiffel.

    Panorama de l'Exposition universelle de 1889 à Paris (BNF-Gallica). La Tour Eiffel est une structure métallique conçue par l'ingénieur français Gustave Eiffel pour l'Exposition universelle de 1889 à Paris destinée à célébrer le centenaire de la Révolution française. Gustave Eiffel est un ingénieur spécialiste des architectures métalliques. Résistant, léger et facile à manipuler, l'acier commence à s'imposer dans la construction. Gustave Eiffel a déjà à son actif la réalisation de ponts, de gares, de pylônes et de viaducs dont le plus remarquable est celui de Garabit, dans le Cantal, avec son arc métallique de 169 mètres de portée . En ce qui concerne le projet de tour, un brevet est déposé en septembre 1884 qui expliqu e comment monter une tour métallique de 300 mètres de hauteur . Ce brevet est déposé au nom de Gustave Eiffel, de Maurice Koechlin et d’Émile Nouguier, ces deux derniers étant des employés d’Eiffel. M ais par la suite ce...

Les rois fainéants

     Illustration d'un manuel d'histoire de l'école primaire du début du XXe siècle (coll.part).   Depuis plus d’un siècle, les manuels d'histoire de l’école primaire illustrent l’épisode des rois fainéants par une vignette représentant un souverain indolent porté dans un char à bœufs. Mais qui sont réellement ces rois fainéants et pourquoi cette image négative ? Historiquement, l’expression rois fainéants s’applique aux derniers souverains de la dynastie des Mérovingiens. Cette dynastie est fondée par le roi des Francs Clovis à la fin du Ve siècle après Jésus-Christ. Clovis avait réussi, après la chute de l'Empire romain à unifier une grande partie de la Gaule. À partir de Clovis, le royaume des Francs prend forme et va se transmettre de génération en génération. Certes, ce n’est pas un long fleuve tranquille mais pendant presque deux siècles les souverains mérovingiens paraissent tenir le pouvoir d’une main ferme. Pourtant, progressivement, monte l’influence...

Guillaume Ternaux.

  Le baron Ternaux, gravure de Lefebvre (Gallica-BNF)   Guillaume Ternaux naît le 7 octobre 1763 à Sedan. Son père possède une petite entreprise de draperie qui compte 17 métiers à tisser. En 1781 il part s’établir à Paris et il abandonne à son fils Guillaume, alors âgé de 18 ans, sa modeste entreprise sedanaise à laquelle le jeune homme va donner un essor considérable puisqu’en 1794 elle compte 150 métiers. En 1789, Guillaume Ternaux accueille avec faveur les débuts de la Révolution parce qu’elle supprime les vieilles réglementations et introduit le libéralisme économique dont il est un grand partisan. Mais, politiquement modéré, il condamne l’évolution de plus en plus radicale du nouveau régime. En 1792, il est même forcé de s’exiler, exil qu’il met à profit pour apprendre en Allemagne et en Italie de nouvelles techniques de production. Rentré en 1798, il va développer son entreprise de manière spectaculaire. Ce succès est favorisé par un contexte où la deman...