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Articles

Les débuts du cinéma à Reims

   Affiche d'une séance de cinéma donnée au Cirque municipal en octobre 1906 (Archives municipales de Reims). La première projection de cinéma à Reims dont on ait gardé trace a lieu le 27 mars 1896, soit quelques mois seulement après que les Frères Lumière aient inventé le cinéma. Elle a lieu au Cirque où un conférencier de la Ligue de l’Enseignement présente douze projections de quelques minutes chacune. Le 29 avril 1896, c’est le « Casino », rue de l’Étape, qui accueille à son tour le cinématographe Lumière. Dans les années qui suivent, des séances ont lieu place Drouet d’Erlon, lors de la foire de Pâques, comme en 1901 avec le "Splendide salon du Cinématographe Électrique de MM. Lumière et fils". Mais il s’agit de projections ponctuelles avec du matériel que l’on déplace. Il n’y a pas encore de salles spécifiquement dédiées à la nouvelle invention.    Le Casino, rue de l'Étape (coll.part).    Le Kursaal, passage des Variétés (coll.part)....

Les institutions charitables de Rethel à la veille de la Révolution française.

  (Archives départementales des Ardennes).   A la veille de la Révolution française, Rethel, qui compte alors deux à trois mille habitants,  abrite trois institutions charitables. Il y a d'abord l’Hôtel-Dieu qui a été fondé au début du XIIIe siècle par le comte de Rethel Hugues III. Le bâtiment ayant été détruit au moment des Guerres de religion (sur son emplacement est construit à partir de 1575 le couvent des Minimes), l'hôpital est installé, à la fin du XVIe siècle, dans quelques vieilles maisons près de la Porte à l'Image. Les moyens financiers ayant longtemps manqué à la ville, il faut attendre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe pour que ces maisons vétustes et inadaptées laissent place à de nouvelles constructions.   En 1855, les bâtiments de l'Hôtel-Dieu abritent l'école primaire publique de garçons tenue par les Frères des écoles chrétiennes puis laïcisée avec les lois Jules Ferry (Archives départementales des Ardennes).   L...

Les débuts du chemin de fer

  L'idée de faire circuler des charges lourdes sur des rails est en fait très ancienne. D epuis longtemps les exploitants des mines s' étaient aperçus que les charrettes chargées de minerai rencontraient moins de résistance au frottement lorsqu'elles roulaient sur des rails. Ces rails improvisés furent d'abord en bois puis on les remplaça progressivement par des rails en fer, ce qui améliora de beaucoup les performances de la traction, celle-ci restant animale.      Gravure anglaise de 1765 (Musée du Creusot). L 'autre apport décisif à l'invention du chemin de fer est la machine à vapeur mise au point vers 1760 par l’ingénieur écossais James Watt.    Si le britannique Richard Trevithick est le premier à avoir l'idée, en 1804, de monter une machine à vapeur sur des rails, la première locomotive moderne est l’œuvre de George et Robert Stephenson (la Fusée ou Rocket en anglais) et date de 1829, estampe anglaise (Gallica-BNF). ...

Saint-Remi de Reims, de l’abbaye au musée.

  Matrice du sceau de Raoul de Brie, moine de Saint-Remi, XIIIe siècle (Musées de Reims). Après la mort de l’évêque Remi vers 533, la chapelle dans laquelle il est inhumé accueille de nombreux pèlerins venus se recueillir sur le tombeau du saint. De s moines, installés à proximité, les accueillent. V ers 770 l’archevêque Tilpin introduit parmi eux la règle bénédictine et encourage la construction d’une abbaye . Vers 940, les moines qui, jusque là, étaient sous la tutelle de l’archevêque de Reims obtiennent le droit d’élire leur propre abbé et de jouir de l’immunité. L’abbaye possède désormais une relative indépendance qui va favoriser son essor économique et celui du bourg qui l’environne.  Au milieu du 12 e siècle, l ’abbé Odon engage une transformation profonde de l’abbaye. Magnifiquement décoré, le cloître est reconstruit et la salle capitulaire dotée de nouveaux chapiteaux. L ’abbaye peut désormais accueillir jusqu’à 200 religieux. Ces bâtiments médiévaux, de style ...

Les tarifs Méline de 1892.

    Jules Méline photographié en 1889 (Musée d'Orsay). Les médias se font aujourd’hui l’écho des controverses qui opposent les partisans du libre-échange, favorables à la libre circulation des marchandises entre les pays, et les partisans du protectionnisme, désireux de protéger par des barrières douanières les produits nationaux de la concurrence étrangère. Pourtant, ces débats ne sont pas nouveaux comme le montre l’histoire des tarifs Méline dans la France de la fin du XIXe siècle.  Pour comprendre le contexte, il convient de remonter à janvier 1860 quand Napoléon III signe avec la Grande-Bretagne un traité de libre-échange dans la perspective de donner une impulsion décisive à l'économie française. Mais avec l’avènement de la IIIe République en 1870 et, surtout sous la pression de la crise économique qui touche l’Europe à partir de 1873, les industriels et les agriculteurs français sont de plus en plus nombreux à demander à être protégés de la concurrenc...