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Articles

L’histoire de l’Aéropostale.

   Affiche de 1923 (Gallica-BNF).  Pierre-Georges Latécoère dans son bureau en 1923, photo de l'agence Roll (Gallica-BNF). A l’origine de l’Aéropostale, on trouve les lignes postales aériennes fondées au lendemain de la Première Guerre mondiale à Toulouse par Pierre-Georges Latécoère. Ce dernier entend faire parvenir par avion le courrier en Espagne, en Afrique puis, ultérieurement, en Amérique du Sud. La réalisation de son projet se fait en plusieurs étapes. La première liaison postale régulière au départ de Toulouse vers Barcelone est ouverte dès la fin de 1918. En 1919, la ligne est prolongée jusqu’à Rabat et Casablanca. En 1926 elle rejoint Dakar. Parallèlement, Paul Vachet, un aviateur qui travaille pour Latécoère, établit plusieurs liaisons en Amérique du Sud en reliant le Brésil à l’Argentine. Bien sur, étant donné la fragilité des avions de l’époque, de très nombreuses escales sont nécessaires et les vols se révèlent souvent périlleux. Naît alors le mythe...

La Bibliothèque bleue, aux racines du livre de poche.

     Détail de la couverture d'un livre imprimé à Troyes par Nicolas Oudot (Médiathèque de Troyes).   Couverture d'un ouvrage imprimé par un autre imprimeur troyen   (Médiathèque de Troyes) .   Au début du XVIIe siècle, un imprimeur de la ville de Troyes, nommé Nicolas Oudot, se lance dans la fabrication de livres à bas prix qu’il vend un ou deux sols, soit le prix d’un pain d'une livre (500 grammes). Imprimés sur du mauvais papier, ces ouvrages sont de petit format et comptent pour la plupart entre une dizaine et une cinquantaine de pages. Comme ils sont grossièrement brochés sous une couverture de papier bleu-gris, on les désigne très vite du terme de Bibliothèque bleue.     Le colporteur de livres, vers 1623, auteur anonyme (Musée du Louvre).   L’autre innovation de Nicolas Oudot est de faire diffuser ses livres par les colporteurs qui, au cours de leurs pérégrinations, les proposent avec les autres menus objets qu’i...

La véritable histoire des frères Dalton.

     Le Kansas est devenu le 31e état de l'Union en 1861, l'année même où commence la Guerre de Sécession. Pendant le conflit, il est le théâtre de violents affrontements entre pro et anti esclavagistes. Les frères Dalton appartiennent à une une famille nombreuse installée dans une ferme du Kansas, un état du Midwest des États-Unis. Ils grandissent dans un milieu paradoxal car s’ils vivent à la campagne ils sont aussi entourés de hors la loi. En effet leur mère appartient à une famille, les Younger, qui en compte de nombreux dans ses rangs, les plus célèbres étant Cole, Jim et Bob Younger qui appartiennent au célèbre gang James-Younger.      Photographie de Jesse James après son assassinat en avril 1882 par l'un ses hommes qui l'avait trahi (coll.part). Le gang James-Younger sévit pendant les 15 années qui suivent la fin de la Guerre de Sécession. Pendant cette dernière les frères James et les frères Younger avaient appartenu au groupe Quantrill, ...

L’encyclique Rerum Novarum

Léon XIII, photographie de 1887 (coll.part). Parue le 15 mai 1891, l’encyclique Rerum Novarum (des choses nouvelles), du pape Léon XIII sur la condition des ouvriers est considérée aujourd’hui comme l’acte fondateur de la doctrine sociale de l’Église. Mais, dans la réalité, sa réception par les catholiques n’a été que progressive. Au moment de l’encyclique l’industrialisation bat son plein mais le développement spectaculaire de l’industrie s'accompagne d'un revers social qui est la question ouvrière. Face à la misère du monde ouvrier des grèves ou des émeutes se produisent fréquemment. Parallèlement, le mouvement ouvrier qui fait la part belle aux doctrines socialistes ou marxistes s'organise. Or l’Église catholique donne très majoritairement l’impression d’être restée attachée à un ordre social encore conçu sur un modèle à dominante rurale et de réaliser une alliance de fait avec la bourgeoisie. Face à cette attitude, le mouvement ouvrier durcit son anticléricalism...

L’histoire de la communauté juive de Reims.

     L'expulsion des Juifs, miniature extraite des "Grandes chroniques de France" (BNF).    Le document le plus ancien qui atteste d’une présence juive à Reims date des alentours de l’an mil. Il s’agit d’un texte qui mentionne l’existence d’un cimetière juif situé aux limites du faubourg Saint-Remi, à l’intersection des routes de Châlons et de Cernay. Plus tard, en 1103, une charte évoque une rue des Juifs (à l’emplacement de l’actuelle rue des Élus) où se trouve aussi la synagogue. Cette population est peu nombreuse, quelques familles tout au plus. Progressivement la situation des Juifs va se détériorer  jusqu'à leur expulsion définitive du royaume de France décidée par le roi Charles VI en 1394. Après cette date il n'existe plus aucune présence juive à Reims. Il faut attendre la Révolution, qui fait des Juifs français des citoyens à part entière, pour voir à nouveau une communauté juive à Reims. Mais elle est très modeste. Sous le Premier ...