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Articles

Les institutions charitables de Rethel à la veille de la Révolution française.

  (Archives départementales des Ardennes).   A la veille de la Révolution française, Rethel, qui compte alors deux à trois mille habitants,  abrite trois institutions charitables. Il y a d'abord l’Hôtel-Dieu qui a été fondé au début du XIIIe siècle par le comte de Rethel Hugues III. Le bâtiment ayant été détruit au moment des Guerres de religion (sur son emplacement est construit à partir de 1575 le couvent des Minimes), l'hôpital est installé, à la fin du XVIe siècle, dans quelques vieilles maisons près de la Porte à l'Image. Les moyens financiers ayant longtemps manqué à la ville, il faut attendre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe pour que ces maisons vétustes et inadaptées laissent place à de nouvelles constructions.   En 1855, les bâtiments de l'Hôtel-Dieu abritent l'école primaire publique de garçons tenue par les Frères des écoles chrétiennes puis laïcisée avec les lois Jules Ferry (Archives départementales des Ardennes).   L...

Les débuts du chemin de fer

  L'idée de faire circuler des charges lourdes sur des rails est en fait très ancienne. D epuis longtemps les exploitants des mines s' étaient aperçus que les charrettes chargées de minerai rencontraient moins de résistance au frottement lorsqu'elles roulaient sur des rails. Ces rails improvisés furent d'abord en bois puis on les remplaça progressivement par des rails en fer, ce qui améliora de beaucoup les performances de la traction, celle-ci restant animale.      Gravure anglaise de 1765 (Musée du Creusot). L 'autre apport décisif à l'invention du chemin de fer est la machine à vapeur mise au point vers 1760 par l’ingénieur écossais James Watt.    Si le britannique Richard Trevithick est le premier à avoir l'idée, en 1804, de monter une machine à vapeur sur des rails, la première locomotive moderne est l’œuvre de George et Robert Stephenson (la Fusée ou Rocket en anglais) et date de 1829, estampe anglaise (Gallica-BNF). ...

Saint-Remi de Reims, de l’abbaye au musée.

  Matrice du sceau de Raoul de Brie, moine de Saint-Remi, XIIIe siècle (Musées de Reims). Après la mort de l’évêque Remi vers 533, la chapelle dans laquelle il est inhumé accueille de nombreux pèlerins venus se recueillir sur le tombeau du saint. De s moines, installés à proximité, les accueillent. V ers 770 l’archevêque Tilpin introduit parmi eux la règle bénédictine et encourage la construction d’une abbaye . Vers 940, les moines qui, jusque là, étaient sous la tutelle de l’archevêque de Reims obtiennent le droit d’élire leur propre abbé et de jouir de l’immunité. L’abbaye possède désormais une relative indépendance qui va favoriser son essor économique et celui du bourg qui l’environne.  Au milieu du 12 e siècle, l ’abbé Odon engage une transformation profonde de l’abbaye. Magnifiquement décoré, le cloître est reconstruit et la salle capitulaire dotée de nouveaux chapiteaux. L ’abbaye peut désormais accueillir jusqu’à 200 religieux. Ces bâtiments médiévaux, de style ...

Les tarifs Méline de 1892.

    Jules Méline photographié en 1889 (Musée d'Orsay). Les médias se font aujourd’hui l’écho des controverses qui opposent les partisans du libre-échange, favorables à la libre circulation des marchandises entre les pays, et les partisans du protectionnisme, désireux de protéger par des barrières douanières les produits nationaux de la concurrence étrangère. Pourtant, ces débats ne sont pas nouveaux comme le montre l’histoire des tarifs Méline dans la France de la fin du XIXe siècle.  Pour comprendre le contexte, il convient de remonter à janvier 1860 quand Napoléon III signe avec la Grande-Bretagne un traité de libre-échange dans la perspective de donner une impulsion décisive à l'économie française. Mais avec l’avènement de la IIIe République en 1870 et, surtout sous la pression de la crise économique qui touche l’Europe à partir de 1873, les industriels et les agriculteurs français sont de plus en plus nombreux à demander à être protégés de la concurrenc...

Hincmar

  Hincmar, archevêque de Reims, vitrail de la basilique Saint-Remi (coll.part). Hincmar naît vers 806 dans une famille noble de l’est de la France. Éduqué au monastère de Saint-Denis, près de Paris, il sert à la cour du roi Louis le Pieux, puis à celle de son fils, Charles le Chauve. Grâce au soutien de ce dernier, il est nommé archevêque de Reims en 845. Hincmar est une personnalité de grande envergure qui a eu un rôle non seulement au niveau du diocèse de Reims mais aussi dans la vie politique et religieuse de son temps. Quand Hincmar devient archevêque de Reims le diocèse est largement désorganisé, suite à une série de crises. Il entreprend une profonde réorganisation du clergé qu’il cherche à améliorer. Il fait aussi établir un état précis et actualisé des biens du diocèse au moyen d’inventaires détaillés, les polyptyques. Il consacre enfin une grande activité au domaine du droit canon et intervient dans des débats thé...