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Articles

Raoul Wallenberg, le sauveur des Juifs hongrois "disparu" en URSS.

   Raoul Wallenberg en 1941 (photographie de presse).   Raoul Wallenberg, n é en 1912 à Stockholm, appartient à l'une des familles les plus riches de Suède, le groupe Wallenberg étant (encore aujourd’hui) l’un des groupes industriels et financiers le s plus puissant s d u pays . En 1941, un homme d’affaires hongrois installé à Stockholm lui demande de le représenter en Europe occupée car, étant J uif, il ne peut pas s’y déplacer alors que Wallenberg, ressortissant d’ un pays neutre, p e ut , lui, le faire librement . De 1941 à 1943 Raoul Wallenberg va se rend re successivement à Paris, Vichy, Zurich, Bucarest, Genève, Budapest et Berlin. Au printemps 1944,  il est approché pour venir en aide aux Juifs hongrois dont la situation est devenue dramatique.      L'amiral Horthy et Adolf Hitler en 1938 (photographie de presse).   J usque-là les 720 000 Juifs hongr ois avaient échappé à l’anéantissement, du fait que le diri...

La zone interdite dans le département des Ardennes entre 1940 et 1944.

    (source : Musée de la Résistance en ligne).       Panneau signalant l'entrée de la zone interdite (Bundearchiv).   Le 1 er juillet 1940, et en totale violation des conventions d’armistice, les Allemands décident qu’une partie du territoire français ,  allant de la Somme jusqu’à la frontière suisse, est interdite au retour des réfugiés. La situation est particulièrement délicate pour le département des Ardennes dont la quasi-totalité des 300 000 habitants a été évacuée par les autorités françaises du 10 au 15 mai 1940. Lorsqu’ils veulent rentrer chez eux après l’armistice, une grande partie des Ardennais ne peuvent le faire car toute la partie du département au nord de la rivière Aisne se trouve dans la zone interdite, la partie sud relevant, elle, de la zone occupée dite " normale". Certes, dès l’automne 1940 ,  les Allemands autorisent quelques retours. Il s’agit de personnes dont ils jugent la présence indispensab...

Les Ardennes rurales au XXe siècle.

   Elevage ardennais, carte postale de la Belle Epoque (Archives départementales des Ardennes). A la veille de la Première Guerre mondiale, la grande majorité des territoires ardennais peut être considérée comme rurale, c’est à dire que l’activité agricole y prédomine. A cette époque les agriculteurs représentent presque 1/3 du total des actifs. Les exploitations sont encore très nombreuses. Beaucoup ont une très faible superficie mais d’autres sont de grosses fermes comme celle de la Haute Maison que j’ai évoquée dans un précédent article ( Une ferme moderne ardennaise à la fin du XIXe siècle) . Cependant, à partir de la fin du XIXe, le nombre de fermes baisse fortement au point qu'il est divisé par deux entre 1880 et 1914. Les exploitations qui disparaissent sont celles trop petites pour se moderniser. Leurs exploitants les quittent pour aller travailler dans les usines ardennaises, alors en pleine expansion. C'est l’exode rural. Sur le plan des productions, 45 % des ...

7 juin 1494, l’Espagne et le Portugal se partagent le monde à Tordesillas.

   Signature du traité de Tordesillas.   A partir du milieu du XVe siècle, les Portugais partent à la découverte de nouvelles terres, suivis bientôt par les Espagnols. Mais les deux puissances ibériques ne tardent pas à s’opposer sur la propriété de ces terres. Aussi vont-elles demander l’arbitrage du pape. Dans un premier temps, cet arbitrage est plutôt favorable aux Portugais. Cependant, les découvertes de Christophe Colomb ayant changé la donne, en 1493 le pape Alexandre VI accorde à l’Espagne "la libre et entière juridiction sur les terres découvertes ou à découvrir situées à 100 lieues à l’ouest des archipels des Açores et du Cap-Vert". Cependant, cette ligne de démarcation n’étant qu’indicative, le Portugal et l’Espagne vont la négocier. Les discussions aboutissent à la signature du traité de Tordesillas, petite ville espagnole près de Valladolid, le 7 juin 1494.           La ligne de partage de 1494, détail du planisphère...

L’Affaire du Courrier de Lyon

  malle-poste du type de celle du Courrier de Lyon  (coll. part). Le 8 floréal an IV ( 27 avril 1796 ) vers quatre heures de l'après-midi, un fourgon postal quitte Paris pour Lyon avec, à son bord, sept millions en assignats   destinés à l’armée d’Italie. Trois personnes y ont pris place : un convoyeur, nommé Excoffon, un postillon nommé Audebert et un particulier qui s’est enregistré sous le nom de Laborde. A l’époque, il est d’usage de permettre à des voyageurs pressés de bénéficier, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de la rapidité des malles administratives.    L'attaque du fourgon (coll.port). Le lendemain, près de Melun, le fourgon est retrouvé vidé de ses assignats. Le convoyeur et le postillon ont été tués et le passager a disparu avec l’un des trois chevaux du fourgon. L’enquête commence au relais de poste de Montgeron où deux servantes avaient remarqué la veille quatre hommes qui leur ont semblé suspects. Pour les enquêteurs, ces quatre homm...