Si l’architecture traditionnelle ardennaise utilise beaucoup l’ardoise, cela est dû à la présence de ce matériau dans le sous-sol de la partie nord du département, de Rimogne à Haybes, en passant par Deville, Monthermé et Fumay. On trouve là des terrains argileux datant de l’ère primaire qui ont été ensuite très fortement comprimés pour donner naissance à des veines ardoisières, c’est à dire des blocs de schiste de grande qualité, aptes à être employés comme matériau de couverture. Dans les Ardennes, l’ardoise est utilisée dès l’époque gallo- romaine et le Moyen-âge, mais l’apogée des ardoisières ardennaises se situe à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Le travail dans l’ardoisière, comme dans les mines, se divise entre activités de fond et activités de surface. Pour extraire l’ardoise, ceux que l’on appelle les craboteurs doivent d’abord creuser une galerie qui descend à 100 ou 200 mètres de profondeur et suit l’inclinaison de la veine de schis...
Ce blog reprend, en les réaménageant, mes chroniques et interventions à la radio RCF Reims-Ardennes. Pour accéder aux libellés et aux archives (liste des articles), il convient de cliquer sur les trois barres horizontales en haut à droite.