Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du mai, 2025

Les révoltes paysannes au Moyen-Age

  La condition paysanne au Moyen-Age est bien peu enviable. Les élites, notamment la noblesse, méprise les paysans, les "vilains" comme on les nomme à l’époque. La description d'un de ces "vilains" que nous livre Chrétien de Troyes vers 1180 est symptomatique de ce mépris à l’égard de la classe paysanne : "Un vilain qui ressemblait à un Maure, laid et hideux à démesure, si laide créature qu’on ne saurait le dire en paroles, était assis sur une souche. Je m’approchai de lui et je vis qu’il avait la tête plus grosse que celle d’un cheval de trait, ou de toute autre bête, des cheveux en broussaille, les oreilles velues et les sourcils énormes, des dents de sanglier, aiguës et rousses".        Paysan partant au travail, enluminure allemande du XVe siècle. On le voit portant sur l'épaule ses outils et un sac qui doit contenir ses semences. Il tient à la main gauche un pot de terre, probablement destiné à contenir de l'eau. Son...

Quand le chevalier Bayard défendait Mézières

  Le siège de Mézières en 1521 se place dans le contexte de la 6e guerre d’Italie, de 1521 à 1525, et qui oppose essentiellement le roi de France François 1er et Charles-Quint à la fois roi d'Espagne et empereur du Saint Empire romain germanique. En juin 1521, les troupes de Charles Quint envahissent le nord-est de la France. Dans l’été, la ville de Mouzon est prise par les Impériaux et la Champagne menacée. Le dernier obstacle à l’invasion se trouve être la place de Mézières, ce qui explique que François 1er y envoie Pierre du Terrail, chevalier de Bayard, pour la défendre . Mais les remparts de la ville, datant du XIIIe siècle, sont en partie effondrés et Bayard n’a à sa disposition que 2 000 hommes sans  aucune artillerie. Le premier souci du chevalier est de faire réparer les remparts par ses soldats, n’hésitant pas, pour les encourager, à mettre lui-même la main à l'ouvrage.     Histoire du chevalier Bayard racontée à m...

Quand Reims fabriquait des automobiles

       Double Phaéton de la Société de construction automobile de Rei ms (coll.part).   Les débuts de l’automobile sont largement une affaire française. En 1903, la France arrive au premier rang mondial avec presque la moitié des 60 000 voitures construites cette année là dans le monde. En 1914, elle est encore au deuxième rang, derrière les États-Unis . A cette époque, le nombre de constructeurs est très élevé, plus d’une centaine en 1913, car il suffit d’un terrain, de connaissances en mécanique et de quelques capitaux pour lancer une entreprise automobile. Mais beaucoup de ces entreprises disparaissent rapidement, en même temps que certaines marques, au contraire, se développent. En 1913, sur les 45 000 voitures produites en France, la moitié provient de cinq constructeurs, Peugeot, Renault, Berliet, Panhard et de Dion-Bouton. C’est une industrie assez dispersée sur le territoire national même si la région paris...

Laurent Cunin-Gridaine, manufacturier sedanais et ministre de Louis-Philippe

  Laurent Cunin-Gridaine (Archives départementales de la Marne). Laurent Cunin naît à Sedan le 10 juillet 1778 dans une famille modeste puisque son père est simple commis dans une manufacture de draps. Étant devenu très tôt orphelin, il est recueilli par un de ses oncles. Il a la chance de pouvoir fréquenter une petite école, nous dirions aujourd’hui une école primaire, tenue par les frères des Écoles chrétiennes. A 13 ans, il entre en apprentissage chez un tanneur puis, quelques années plus tard, il entre dans la manufacture de draps d’ Étienne Gridaine. Ce dernier, constatant les compétences de Laurent Cunin, fait de lui son associé avant d’en faire son gendre en 1803. Désormais Laurent Cunin va ajouter à son nom le patronyme de Gredaine. Beau-père et gendre font de leur manufacture l'une des plus importantes de Sedan et l’une des premières à installer une machine à vapeur.  En 1820, Étienne Gredaine s’étant retiré des affaires, Laurent Cunin-Gridaine...