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Articles

Affichage des articles du février, 2026

Guillaume Ternaux.

  Le baron Ternaux, gravure de Lefebvre (Gallica-BNF)   Guillaume Ternaux naît le 7 octobre 1763 à Sedan. Son père possède une petite entreprise de draperie qui compte 17 métiers à tisser. En 1781 il part s’établir à Paris et il abandonne à son fils Guillaume, alors âgé de 18 ans, sa modeste entreprise sedanaise à laquelle le jeune homme va donner un essor considérable puisqu’en 1794 elle compte 150 métiers. En 1789, Guillaume Ternaux accueille avec faveur les débuts de la Révolution parce qu’elle supprime les vieilles réglementations et introduit le libéralisme économique dont il est un grand partisan. Mais, politiquement modéré, il condamne l’évolution de plus en plus radicale du nouveau régime. En 1792, il est même forcé de s’exiler, exil qu’il met à profit pour apprendre en Allemagne et en Italie de nouvelles techniques de production. Rentré en 1798, il va développer son entreprise de manière spectaculaire. Ce succès est favorisé par un contexte où la deman...

Les Possédées de Loudun

  Tout commence en septembre 1632 quand à Loudun, petite ville du Poitou, mère Jeanne des Anges, la prieure du couvent des Ursulines ainsi qu’une vingtaine d’autres religieuses se mettent à avoir des convulsions, à tenir des propos indécents et blasphématoires et à se dire assaillies par des démons.        (Gallica-BNF). Bientôt les sœurs accusent le curé de Saint-Pierre-des-Marchés à Loudun, Urbain Grandier, d’être un agent du diable et de les avoir envoûtées.  (Gallica-BNF).   Fin novembre 1633 Urbain Grandier est arrêté. Mis à la question, c’est à dire torturé, il finit brûlé en place publique en août 1634. Mais cette exécution n’arrête en rien les troubles des religieuses qui pourtant subissent des exorcismes quasi quotidiens. C’est seulement en 1637 que les crises des religieuses disparaissent soudainement. Quelles explications peut-on donner à cette affaire qui a défrayé la chronique ? La première, d’ordre psychologique, est celle d’un ...

Les débuts du cinéma à Reims

   Affiche d'une séance de cinéma donnée au Cirque municipal en octobre 1906 (Archives municipales de Reims). La première projection de cinéma à Reims dont on ait gardé trace a lieu le 27 mars 1896, soit quelques mois seulement après que les Frères Lumière aient inventé le cinéma. Elle a lieu au Cirque où un conférencier de la Ligue de l’Enseignement présente douze projections de quelques minutes chacune. Le 29 avril 1896, c’est le « Casino », rue de l’Étape, qui accueille à son tour le cinématographe Lumière. Dans les années qui suivent, des séances ont lieu place Drouet d’Erlon, lors de la foire de Pâques, comme en 1901 avec le "Splendide salon du Cinématographe Électrique de MM. Lumière et fils". Mais il s’agit de projections ponctuelles avec du matériel que l’on déplace. Il n’y a pas encore de salles spécifiquement dédiées à la nouvelle invention.    Le Casino, rue de l'Étape (coll.part).    Le Kursaal, passage des Variétés (coll.part)....

Les institutions charitables de Rethel à la veille de la Révolution française.

  (Archives départementales des Ardennes).   A la veille de la Révolution française, Rethel, qui compte alors deux à trois mille habitants,  abrite trois institutions charitables. Il y a d'abord l’Hôtel-Dieu qui a été fondé au début du XIIIe siècle par le comte de Rethel Hugues III. Le bâtiment ayant été détruit au moment des Guerres de religion (sur son emplacement est construit à partir de 1575 le couvent des Minimes), l'hôpital est installé, à la fin du XVIe siècle, dans quelques vieilles maisons près de la Porte à l'Image. Les moyens financiers ayant longtemps manqué à la ville, il faut attendre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe pour que ces maisons vétustes et inadaptées laissent place à de nouvelles constructions.   En 1855, les bâtiments de l'Hôtel-Dieu abritent l'école primaire publique de garçons tenue par les Frères des écoles chrétiennes puis laïcisée avec les lois Jules Ferry (Archives départementales des Ardennes).   L...