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Les débuts du cinéma à Reims

 

 Affiche d'une séance de cinéma donnée au Cirque municipal en octobre 1906 (Archives municipales de Reims).

La première projection de cinéma à Reims dont on ait gardé trace a lieu le 27 mars 1896, soit quelques mois seulement après que les Frères Lumière aient inventé le cinéma. Elle a lieu au Cirque où un conférencier de la Ligue de l’Enseignement présente douze projections de quelques minutes chacune. Le 29 avril 1896, c’est le « Casino », rue de l’Étape, qui accueille à son tour le cinématographe Lumière. Dans les années qui suivent, des séances ont lieu place Drouet d’Erlon, lors de la foire de Pâques, comme en 1901 avec le "Splendide salon du Cinématographe Électrique de MM. Lumière et fils". Mais il s’agit de projections ponctuelles avec du matériel que l’on déplace. Il n’y a pas encore de salles spécifiquement dédiées à la nouvelle invention.

 

 Le Casino, rue de l'Étape (coll.part).

 

 Le Kursaal, passage des Variétés (coll.part). 

C’est seulement en 1906 que deux salles de spectacles rémoises, le Casino déjà évoqué, et le Kursaal, passage des Variétés (actuel passage Saint-Jacques), installent du matériel de projection permanent et assurent des projections quotidiennes. En 1909, le Grand Cinéma Lux, place Luton et l’American Cosmograph installé rue de Talleyrand, s’ajoutent à la liste. En 1912, ouvrent le Cinéma Universel, rue de l’Étape, et l’Aéro-cinéma, rue de Thillois dont le nom vient d’une hélice d’avion qui orne le balcon de la mezzanine. Il existe aussi un cinéma en plein air, celui de l’Embarcadère qui est boulevard Roederer Sont également attestés en 1913 le cinématographe de M. Cuvillier et celui de M. Ferra. A la veille de la Première Guerre mondiale, une dizaine de cinémas existent à Reims. Mais le conflit leur inflige d’importantes destructions et ils cessent toute activité. 

 

 

L'Aéro-cinéma bombardé (Archives municipales de Reims).

A partir de 1919, dans la ville qui se reconstruit, les cinémas renaissent. L’Aéro-cinéma est transféré provisoirement, en octobre 1919, au 58 rue de Vesle en attendant que soit construit l’Opéra qui lui succède rue de Thillois en 1923.

 

En-tête du cinéma Opéra (Archives municipales de Reims).
 

 (coll.part).

Le Cosmos-Cinéma, toujours 48 boulevard Roederer, prend la suite de l’Embarcadère. Mais de nouveaux établissements apparaissent. Le palais Rémois (devenu l’Empire en 1929 puis le Gaumont en 1930) s’installe au 72 place Drouet-d’Erlon. C’est le plus grand cinéma de Reims avec 1700 places assises.

 

 Le Palais Rémois place d'Erlon (coll.part).

Le Triumph Cinéma, très vite rebaptisé l’Eden, est au 110 avenue Jean Jaurès. C’est lui qui inaugure en 1929 le cinéma parlant à Reims.

 

 Le cinéma Eden au début des années 1930 (Archives municipales de Reims).
 

Les autres cinémas sont L’Alhambra (32 rue de Neufchâtel), le Ciné-Moderne (56, rue des Capucins), le Modern Cinéma (112 rue du Barbâtre) et le Tivoli (rue Fléchambault). A cela il faut ajouter des salles de cinéma qui ne sont pas purement commerciales comme celle de la Maison commune du Chemin-vert ou le Familial, rue Chanzy, qui à sa création en 1933 est dirigé par les abbés Cagniart et Warnier.



 


 En septembre 2019, le cinéma Opéra quitte la rue de Thillois et s'installe place Drouet d'Erlon dans le bâtiment du Gaumont qu'il  a racheté et devient L'Opéraims.  Le bâtiment de la rue de Thillois est détruit et reconstruit en immeuble d'habitation et de commerce en 2021 à l'exception de sa façade  art-déco, classée en 1981, qui est préservée (coll.part).




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