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Articles

Le 12 février 1871, l’abbé Miroy est fusillé à Reims par les Allemands.

  Charles Miroy est né à Mouzon dans les Ardennes le 24 novembre 1828. Devenu prêtre, Il a été nommé en 1868 curé de Cuchery et de Belval, deux petits villages d'agric ulteurs et de vignerons dans la Montagne de Reims .  Charles Miroy est un homme simple, dévoué à ses paroissiens. Très patriote, il est affecté par la situation de la France qui ne peut que constater sa défaite dans le conflit qui l'oppose, depuis juillet 1870, aux états allemands sous la conduite de la Prusse.     L'abbé Miroy (Bibliothèque Carnegie).    Après la signature, en février 1871, d’un armistice avec les Allemands, ces derniers occupent notre région et imposent aux habitants de lourdes contraintes : impositions, prises d’otages, arrestations. Le lundi 6 février 1871, les Allemands sont justement à Cuchery pour y lever des impositions et, en fin de journée , ils se rendent à Belval pour y passer la nuit. Là, vers 11 heures du soir, des cou...

Buffalo Bill à Reims et dans les Ardennes, juin 1905.

  Buffalo Bill, de son vrai nom William Cody (1846-1917), est une légende du Far West. Il participe aux guerres contre les Indiens puis est embauché par le Kansas Pacific Railroad pour chasser les bisons dont la viande est consommée par les ouvriers du chemin de fer, ce qui lui vaut son surnom de Buffalo Bill. De 1883 à 1912 , il anime un gigantesque spectacle vivant, le Buffalo Bill’s West Show qui compte des centaines de figurants.   William Cody, affiche non datée (Gallica-BNF). En 1889, William Cody et son spectacle effectuent une première tournée en Europe mais ne passent, à cette occasion, que dans les trois principales villes françaises : Paris, Lyon et Marseille. Une seconde tournée européenne, qui est présentée comme la dernière, débute à Londres. En 1905, c'est au tour de la France avec cette fois 120 villes visitées. Ainsi l’attraction est présentée à Reims du 11 au 13 juillet 1905, à Mézières le 14 juillet et à Sedan le 16 juil...

Le cardinal de Lorraine

  Charles de Lorraine naît le 17 février 1525. Il est le deuxième fils de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Son frère François, en tant qu’aîné, est destiné à la carrière des armes et lui à celles des hautes fonctions ecclésiastiques. C’est la coutume à l’époque dans les grandes familles princières, que l’impétrant ait la vocation ou pas. En 1535, Charles entre au collège de Navarre à Paris où il se révèle un élève brillant. En 1538 son oncle Jean de Lorraine, titulaire d’une douzaine d’évêchés, abandonne celui de Reims au profit de son neveu qui a 13 ans. Cela nous choque aujourd’hui mais le processus est courant à l’époque. Les sièges épiscopaux importants, sources d’énormes revenus, sont souvent cumulés par des proches du roi et servent à récompenser des services politiques ou diplomatiques. Dans ce cas, on touche les revenus du diocèse tout en n’y étant pas physiquement présent. Ainsi, après sa nomination au siège de Reims, Charles de Lorraine pou...

Adolphe Clément-Bayard et la Macérienne de Mézières

Adolphe Clément et son fils Albert dans les Ardennes en 1904, photographie de l'agence Rol (BNF-Gallica). Adolphe Clément naît en septembre 1855 à Pierrefonds dans l’Oise. Son père est un modeste épicier. Le jeune Adolphe se forme par ses propres moyens à la serrurerie et à la mécanique en effectuant son tour de France. Il se passionne pour la bicyclette qui est une invention récente et participe aux premières courses cyclistes. Mais il entend créer sa propre entreprise et ouvre, en 1878, un atelier de fabrication de cycles à Paris sous la marque "Le Clément". Très vite le modeste atelier prospère et en 1886 Adolphe Clément est le plus important constructeur de cycles français.      Publicité pour les cycles Clément (BNF-Gallica).   Un tournant se produit en 1890 quand il acquiert la licence du pneu Dunlop. En devenant le représentant exclusif en France de l'entreprise, il réussit un coup de maître qui lui rapporte une fortune. Toujours prompt à ré...