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Articles

Affichage des articles du janvier, 2025

Une famille de médecins rémois

  A l'origine de cette famille de médecins on trouve Jean-Baptiste Caqué, né  le 9 octobre 1720 à Machault, dans les Ardennes. Son père, un paysan aisé, entretient de bonnes relations avec les deux "chirurgiens" du bourg, ce qui a sans doute eu une influence sur le jeune garçon. Cela dit, le statut exact de ces "chirurgiens" n'est pas précisé. Depuis le Moyen-Age, tout ce qui concernait l’exercice de la main sur le corps relevait de la chirurgie et était du ressort des barbiers-chirurgiens. Mais , au tournant des XVIIe-XVIIIe siècles, les deux professions commencent à se dissocier entre d'une part les barbiers-perruquiers et d'autre part les maîtres-chirurgiens qui ont suivi une formation.   Le chirurgien de campagne , gravure de Thomas Major, réalisée en 1747 d'après le tableau du peintre flamand David Teniers le Jeune (1610-1690).  Pour revenir à  Jean-Baptiste Caqué, ce dernier acquière d’abord de bonnes connaissance...

La victoire de Rocroi, le 19 mai 1643,

Quand on évoque Rocroi on pense immédiatement à la célèbre victoire que le jeune duc d’Enghien, futur prince de Condé remporte sur les Espagnols le 19 mai 1643 sur les espagnols. Pourtant, jusqu’au milieu du XVIe siècle, Rocroi n’est qu’un modeste hameau, perdu au milieu des bois. Mais en 1555, sur l'ordre de Henri II, il est décidé d’y édifier une place-forte pour contrer la menace que fait peser la forteresse de Charlemont, près de Givet, alors possession des Habsbourg.     La place-forte de Rocroi présente la forme d’un pentagone irrégulier doté de cinq bastions, de deux portes et d’un fossé. L’intérieur s’organise selon un plan de dix rues partant en rayon à partir d'une place centrale, ceci pour permettre aux soldats de la garnison d'accéder le plus rapidement possible à leurs postes. Rocroi est l'une des premières places fortes à utiliser un dispositif de fortifications « rasant », l'adversaire ne découvrant l'ampleur de la forteresse qu'au ...

L’incendie de la cathédrale de Reims de 1481

Si les dommages infligés à Notre-Dame de Reims durant la Première Guerre mondiale sont bien connus, il n’en va pas de même de l’incendie accidentel qui la touche le 24 février 1481. Il faut tout d’abord rappeler que cette cathédrale est née elle-même d’un incendie, au début du XIIIe siècle, qui a détruit l'édifice précédent qui datait de l'époque carolingienne. Après le sinistre, l’archevêque de Reims, Aubry de Humbert, entend reconstruire le plus vite possible une nouvelle cathédrale mais cette fois dans le style qui est en train de s’imposer, le style gothique. L’archevêque arrive à ses fins puisque la première pierre de l’actuelle cathédrale est posée le 6 mai 1211.     Aubry de Humbert, archevêque de Reims, avec l'architecte de la cathédrale (à l'arrière-plan, tenant une équerre), oeuvre réalisée en 1908 par le sculpteur Xavier Mathieu (Musées de Reims).   Par la suite, le chantier va avancer lentement. A la fin du XVe siècle, il reste encore à édifier les flèches q...

L'ardennais Dubois-Crancé, une figure de la Révolution

Edmond-Louis-Alexis Dubois-Crancé naît le 17 octobre 1747 à Charleville. Il est le cinquième de quatorze enfants. Sa famille, est un cas d’ascension sociale puisque, appartenant au départ à la bourgeoisie, elle a été anoblie même si cet anoblissement a été contesté à l'époque. Cela explique que, alors qu'il est connu sous le nom de Dubois-Crancé, Edmond-Louis-Alexis n’en signera pas moins toute sa vie Dubois de Crancé. Élève au collège jésuite de Charleville, il se destine au métier des armes. En 1762, grâce à son oncle il entre avec une dispense d'âge (il a quatorze ans et-demi), dans la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi en avril 1762. Malheureusement pour lui, les deux compagnies de mousquetaires sont dissoutes en décembre 1775, ce qui l'amène à s'installer à Châlons-en-Champagne puis à Balham, près de Rethel, avec sa femme, épousée en 1 772. Là, il mène une vie de propriétaire terrien adepte des idées nouvelles, notamment celles des phy...

23 avril 1823 : création de la Caisse d'épargne et de prévoyance de Reims

  P our comprendre cette création, il convient de se replacer dans le contexte d u début du XIXe siècle qui est marqué par les débuts de l’industrialisation et une misère croissante , notamment chez les ouvriers aux salaires misérables et sans aucune protection contre le chômage, la maladie ou la vieillesse.   Pour l es philanthropes de l’époque, tous issus de la bourgeoisie et d'esprit paternaliste, cette misère est due avant tout à l’imprévoyance des classes populaires qui, par conséquent, doivent être incit ées à épargner pour faire face aux aléas de la vie. Cependant, un obstacle majeur réside dans le fait que les pauvres ne pouvant mettre de côté que des sommes très minimes, leur épargne ne peut pas intéresser  les banques classiques. Il est donc nécessaire de créer des établissements pariculiers qui puissent regroupe r ces petits dépôts pour ensuite les place r . C’est dans ce but que d eux notables, Benjamin Delesser t et le duc de...