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Articles

L'école au Moyen-Age

Des écoles existent déjà dans l’Antiquité mais elles s’effondrent en même temps que l’Empire romain. L’Église  prend alors le relais en demandant aux évêques d’ouvrir dans chaque diocèse une école épiscopale rattachée à la cathédrale. Destinées avant tout à former de futurs clercs ces écoles accordent une grande place à l’enseignement de la religion et donnent  leur enseignement en latin, langue de l’Église. Cela dit, ces écoles conservent tout de même le Trivium et le Quadrivium, hérités de l'Antiquité. Le Trivium regroupant les branches "littéraires", Grammaire, Rhétorique et Dialectique, correspond un peu à notre lycée. Le Quadrivium regroupant les branches "scientifiques", Mathématiques, Arithmétique, Géométrie et Musique, constitue une sorte d’enseignement supérieur.        Le maître d’une école épiscopale faisant la lectio [lecture] sur sa chaire (enluminure du XIVe siècle). Reims possède une école épiscopale qui au début du Moyen-Age est probablement...

L'arrivée du train à Reims et à Charleville

                      En 1838, alors que les chemins de fer en sont au début de leur développement, l'ingénieur Alexis Legrand, Directeur général des Ponts et Chaussées, propose un plan d’ensemble pour établir un réseau de chemin de fer en France. Le plan prévoit cinq branches, au départ de Paris, pour rejoindre la frontière du Nord, la frontière de l’Est, la Manche, l’Atlantique et la Méditerranée. Il propose aussi que l'exploitation des différentes lignes soit concédée à des compagnies privées.     Voté en 1842, le plan Legrand est progressivement mis en place. En juillet 1845, le ministre des Travaux publics autorise la création d’une ligne de chemin de fer allant de Paris à Strasbourg. Mais comme le tracé choisi, car le plus commode, qui suit la vallée de la Marne par Épernay, Châlons et Vitry-le-François a l'inconvénient de laisser Reims à l’écart, le ministre impose, en plus, la construction d’un embranc...

Le canal des Ardennes et celui de l’Aisne à la Marne

                    Si les fleuves et les rivières sont depuis l’Antiquité utilisés pour le transport des marchandises, la construction de canaux artificiels est plus récente car liée à deux inventions datant du XVIe siècle, l’écluse à sas et le canal à alimentation artificielle.  C’est au XVIIIe siècle que naissent les premiers projets d’un canal qui relierait la Meuse à l’Aisne mais il faut attendre les années 1820, avec le Plan national d’aménagement des voies navigables établi par le directeur général des Ponts et Chaussées Louis Becquey, pour que ce canal voit le jour. Les travaux débutent en 1823 et le canal est progressivement ouvert entre 1827 et 1836. Ce canal, dit des Ardennes, long de 88 kilomètres avec 44 écluses, va de Pont-à-Bar, où il se branche sur le canal de la Meuse, à Vieux-les-Asfeld, où il fait sa jonction avec le canal latéral à l’Aisne. En 1836 est rajouté l’embranchement de Vouziers à Semuy, qui fait 12 kilo...

Les compagnies d’archers, d’arbalétriers et d’arquebusiers

                  L’organisation de compagnies d’archers et d’arbalétriers remonte à la fin du Moyen-Age. On voit alors naître dans les villes, surtout celles du Nord de la France, des milices bourgeoises au sein desquelles les archers et les arbalétriers constituent une sorte d’élite. C’est le cas à Reims où apparaît, vers 1350, la "Compagnie du noble jeu de l’arc" puis un demi-siècle plus tard, vers 1415, la "Compagnie du noble jeu de l’arbalète". Au XVIe siècle, lorsque se généralise l’usage de l’arquebuse, des compagnies d’arquebusiers s’organisent sur le modèle des compagnies d’archers ou d’arbalétriers. Il est à noter qu’à partir de la fin du XVIIe siècle si le fusil remplace l’arquebuse les compagnies, tout en adoptant la nouvelle arme, gardent leur ancien nom de compagnies de l’arquebuse. Au début du XVIe siècle on trouve des compagnie d’arquebusiers à Reims, à Rethel et à Mézières. En 1611 une compagnie d'arquebusiers voit le jour à ...

Le roi de France Henri 1er épouse Anne de Kiev à Reims

              Le 19 mai 1051, dimanche de la Pentecôte, est célébré à Reims le mariage du roi de France Henri 1er et de la princesse Anne de Kiev.   Le mariage de Henri 1er et Anne de Kiev, enluminure extraite des Grandes Chroniques de France , écrites au XIVe siècle et conservées à la British Library   Henri, né vers 1008, est le deuxième fils du roi de France Robert le Pieux dont il devient l’héritier à la mort de son frère aîné Hugues, en 1025. Sacré à Reims le 14 mai 1027, il ne monte pourtant sur le trône qu’en juillet 1031 à la mort de son père. Comme Henri a été marié une première fois à une princesse allemande, Mathilde de Frise, morte très jeune et qui ne lui a pas donné d’héritier, le mariage de 1051 est en fait un remariage pour un souverain qui a dépassé les 40 ans, âge de la vieillesse à l’époque. Quant à l’épouse, la princesse Anne de Kiev, elle a alors autour de 25 ans et elle est la fille du roi Jaroslav de Kiev et la petite-f...

Reims, ville des Sacres

Pendant huit siècles, de 1027 à 1825, l'accession au trône des rois de France s'est accompagnée d'une cérémonie, le Sacre, qui fait du roi le représentant de Dieu sur terre. Reims s'est imposée comme lieu du Sacre parce que ses archevêques se considèrent comme les successeurs de Saint Remi qui a baptisé Clovis. En outre, c’est à l'Abbaye de Saint-Remi qu’est déposée la Sainte Ampoule qui, selon la légende, aurait été miraculeusement apportée à Saint Remi par une colombe lors du baptême du roi des Francs. À partir d’Henri Ier en 1027, presque tous les rois de France seront sacrés à Reims. Il n’existe que trois exceptions : Louis VI le Gros sacré à Orléans le 3 août 1108 parce que Reims est alors contrôlée par son demi-frère Philippe qui lui dispute le trône ; Henri IV sacré à Chartres le 27 février 1594 car Reims, favorable à la Ligue, refuse d'accueillir ce roi qui a été protestant ; Quant à Louis XVIII, monté sur le trône en 1815, il ne sera jamais sacré. Louis...

Reims berceau du succursalisme

            En 1866, un modeste ouvrier tisseur du nom d’Étienne Lesage fonde « les Établissements économiques des sociétés mutuelles de la ville de Reims », une société mutualiste qui ouvre dans la foulée plusieurs épiceries. Les préoccupations sociales d’Étienne Lesage sont anciennes puisqu’il a déjà créé en 1849 une société mutuelle de prévoyance pour la retraite des vieux travailleurs, trop souvent condamnés à solliciter la charité publique ou à finir à l’hospice. Au départ les Établissements économiques sont réservés exclusivement aux adhérents des sociétés mutuelles qui bénéficient de prix réduits sur leurs achats et, en fin d’année, d’une ristourne sur les bénéfices de la société. Mais après le décès d’Étienne Lesage, en 1868, les Établissements économiques vont s’ouvrir à des capitaux privés et devenir une société anonyme. Cependant, l’esprit mutualiste du créateur ne disparaît pas totalement puisqu’une partie du bénéfice de l’entreprise est redistr...