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Articles

Saint-Remi de Reims, de l’abbaye au musée.

  Matrice du sceau de Raoul de Brie, moine de Saint-Remi, XIIIe siècle (Musées de Reims). Après la mort de l’évêque Remi vers 533, la chapelle dans laquelle il est inhumé accueille de nombreux pèlerins venus se recueillir sur le tombeau du saint. De s moines, installés à proximité, les accueillent. V ers 770 l’archevêque Tilpin introduit parmi eux la règle bénédictine et encourage la construction d’une abbaye . Vers 940, les moines qui, jusque là, étaient sous la tutelle de l’archevêque de Reims obtiennent le droit d’élire leur propre abbé et de jouir de l’immunité. L’abbaye possède désormais une relative indépendance qui va favoriser son essor économique et celui du bourg qui l’environne.  Au milieu du 12 e siècle, l ’abbé Odon engage une transformation profonde de l’abbaye. Magnifiquement décoré, le cloître est reconstruit et la salle capitulaire dotée de nouveaux chapiteaux. L ’abbaye peut désormais accueillir jusqu’à 200 religieux. Ces bâtiments médiévaux, de style ...

Les tarifs Méline de 1892.

    Jules Méline photographié en 1889 (Musée d'Orsay). Les médias se font aujourd’hui l’écho des controverses qui opposent les partisans du libre-échange, favorables à la libre circulation des marchandises entre les pays, et les partisans du protectionnisme, désireux de protéger par des barrières douanières les produits nationaux de la concurrence étrangère. Pourtant, ces débats ne sont pas nouveaux comme le montre l’histoire des tarifs Méline dans la France de la fin du XIXe siècle.  Pour comprendre le contexte, il convient de remonter à janvier 1860 quand Napoléon III signe avec la Grande-Bretagne un traité de libre-échange dans la perspective de donner une impulsion décisive à l'économie française. Mais avec l’avènement de la IIIe République en 1870 et, surtout sous la pression de la crise économique qui touche l’Europe à partir de 1873, les industriels et les agriculteurs français sont de plus en plus nombreux à demander à être protégés de la concurrenc...

Hincmar

  Hincmar, archevêque de Reims, vitrail de la basilique Saint-Remi (coll.part). Hincmar naît vers 806 dans une famille noble de l’est de la France. Éduqué au monastère de Saint-Denis, près de Paris, il sert à la cour du roi Louis le Pieux, puis à celle de son fils, Charles le Chauve. Grâce au soutien de ce dernier, il est nommé archevêque de Reims en 845. Hincmar est une personnalité de grande envergure qui a eu un rôle non seulement au niveau du diocèse de Reims mais aussi dans la vie politique et religieuse de son temps. Quand Hincmar devient archevêque de Reims le diocèse est largement désorganisé, suite à une série de crises. Il entreprend une profonde réorganisation du clergé qu’il cherche à améliorer. Il fait aussi établir un état précis et actualisé des biens du diocèse au moyen d’inventaires détaillés, les polyptyques. Il consacre enfin une grande activité au domaine du droit canon et intervient dans des débats thé...

Saint Remi

  Le baptême de Clovis par Saint Remi, 1996 (coll.part).   Selon la tradition, le futur Saint Remi serait né près de Laon entre 437 et 439. Sa famille appartient à l’aristocratie gallo-romaine. Le jeune Remi fait ses études à Reims où il acquiert la formation spirituelle et intellectuelle nécessaire à la fonction épiscopale, à laquelle il est élu vers 460. Il a alors une vingtaine d’années, ce qui même pour l’époque est très jeune pour devenir évêque.   L'ordination de Saint Remi, anonyme français du XVIIe siècle (Musées de Reims). Sur le plan politique, la réalité du pouvoir est détenue dans notre région par le roi franc Childéric. En 481, Childéric meurt et son fils Clovis lui succède comme nouveau roi des Francs. Remi poursuit avec Clovis les liens déjà établis avec son père. Ces relations étroites vont déboucher sur la conversion au christianisme de Clovis et le baptême de Reims. Il faut savoir que nous ne possédons pas de...

Le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle

Compostelle, une ville de Galice, au nord-ouest de l’Espagne, devient un lieu de pèlerinage quand, au début du IXe siècle, il est annoncé qu’un ermite y aurait trouvé le tombeau et les ossements de l’apôtre Saint Jacques.    Jacques le Majeur, peinture sur bois de la fin du XVe siècle (Musée des Beaux Arts de Dijon). Il s’agit ici de Jacques appelé le Majeur pour éviter la confusion avec l’autre apôtre Jacques, appelé, lui, le Mineur. On connaît peu de choses de Jacques le Majeur sinon qu'il aurait été exécuté à Jérusalem en 44, sur ordre du roi de Judée Hérode Agrippa 1 er . Quant à sa relation avec l’Espagne, elle apparaît seulement cinq siècles plus tard dans quelques textes qui en font l'évangélisateur du pays. Mais comme aucune source historique ne permet de la confirmer ou d'expliquer comment le corps de l’apôtre, mort à Jérusalem, aurait pu se retrouver en Galice, tout repose sur des récits légendaires créés après coup. Cela dit, du point de vue de l’hi...